27 mars 2010

Cheap TRICK


You-ouuuuuuuuuh.
Mon truc sur les ingés-son et mon fameux interview mettent des plombes à aboutir, désolé.
En attendant, un petit truc vite fait sur CHEAP TRICK, un groupe qui était fan de BIG STAR (mais siiiiiiiiiiiiiii le groupe du post précédent !!!), et qui est donc un des maillons de la chaîne "power-pop" qui a abouti à des groupes comme WEEZER, THE PRESIDENT SOF THE UNITED STATES OF AMERICA, mais aussi à des groupes inconnus comme SMASHING PUMPKINS et NIRVANA qui n'ont jamais caché ni renié leur amour pour ce groupe aux mélodies bien poppy, mais joué avec le gros son (pour l'époque, merci de pas m'insulter pour me dire qu'ils n'ont pas le son de MetallicA, j'avais bien remarqué).
De plus j'ai toujours eu un faible pour cette grande asperge de Rick Nielsen, ses grattes incroyables, son jeu efficace, sa dégaine toujours improbable, et son attitude "total entertainer" sur scène. Tapez "Rick Nielsen guitars" dans google images et vous allez trouver des grattes incroyables (et lui, le mauvais gout, ça lui va bien).

On débute avec "Hello There", intro de concert parfaite et chanson comme j'aime : tout con, avec 15 fois les même paroles, et l'envie de danser comme un zazou un peu bourré. 
Après, d'autres chansons du mythique "Live at Budokan", enregistré en 1978 et sorti en février 1979. CHEAP TRICK étaient et son toujours des dieux au Japon. Un disque qu'il est important de connaitre ne serait-ce que parce qu'il fut l'un des disques de chevets de tout adolescent rocker américain de la fin des années 70 et du début des années 80. Donc, tous vos groupes préférées de la fin des 80s et jusqu'au mid-90s ont écouté ce disque 8976541231 fois en boucle dans leur chambre (oui, même Kurt C. & Eddie V.).




Ici AC/DC et Les Beatles sont jamais loin.
Donc super cadeau: Bon Scott chante "Johnny B.Goode" avec CHEAP TRICK sur scène (avec Angus), vu que les groupes ont assuré pas mal de concerts ensemble. Là c'est le 7 juillet 1979 à Sioux Fall Arena. Ne dites pas merci, c'est avec plaisir que j'ai déniché ça.

Pour ce qui est des BEATLES, Cheap Trick on donné récemment une concert avec l'intégrale de Sergent Pepper's LIVE, et ont fait des démos sur le dernier album de Lennon qui les trouvait à son goût (mais pas Yoko, évidemment).

Voilà, ça serait con que vous soyez passés à côté de CHEAP TRICK.
A vous de fouiller maintenant.

19 mars 2010

Alex Chilton BIG Star

Alex Chilton est mort. Fait chier. Je ne suis pas super connaisseur hein. Mais quand même, j'adore le titre "The Letter" par les BOX TOPS en 1967, à l'âge de 16 ans. J'adore aussi la version de Joe Cocker par laquelle je l'ai connue. Allez ICI pour la version de Cocker qui ne peut pas être intégrée ailleurs... Au clavier, le fabuleux Leon Russel, tueur total. Vraiment,  allez voir cette version, elle tue.

J'aime beaucoup le disque "#1 Record" du groupe "BIG STAR" (cf.photo), que Chilton a monté après les BOX TOPS. Même si le mastering de la version CD est CATASTROPHIQUE : c'est le seul sur lequel je doive mettre la fonction "loudness" sur mon ampli. Rappelons qu'il est interdit de mettre ce bouton en action, vraiment: ne mettez JAMAIS ce bouton "on", et ne touchez pas aux équalisations : un ampli ça sert à amplifier, donc tu laisses les potards TOUT AU MILIEU. Capito ?

C'est sur ce disque qu'il y a la version originale de "In the Streets", titre que vous connaissez peut-être repris par CHEAP TRICK dans le générique de l'excellent feuilleton "That 70s Show".
Par contre oubliez d'urgence les titres de Alex Chilton sortis chez New Rose (oui oui les français) des années 80, c'est à coucher dehors.
Mais ce disque là, vraiment, c'est un disque à avoir. De la bonne pop-rock mélodique, avec de chouettes ballades acoustiques et des titres qui préfigurent ce que certains appelleront la "power-pop".

BIG STAR "In the Streets"

THE BOX TOPS "The Letter"

18 mars 2010

Un petit CÂLIN

Hier je suis allé voir CÂLIN à l'International (Paris XI). Dans CÂLIN il y a Yugo qui officie aussi dans RIEN, et avec qui j'ai fait de la radio et des bricoles sur Grenoble quand j'étais jeune.
Eh bien j'ai pris une grosse tartelette derrière la nuquette.
Certes on retrouve pas mal de choses qui font déjà le charme de RIEN.

Ça c'est des vidéos que j'ai piquées chez Intimepop. C'est nul une vidéo de concert. En plus le son est forcément naze. Faut vraiment y être. Non mais c'est vrai, allez voir des concerts, c'est parfois génial.
Et en plus à l'international c'est toujours gratuit. Résultat j'ai pu acheter trois copies de leur maxi (avec super sérigraphie) pour faire découvrir ça autour de moi.

Ça m'a fait un bien fou ce concert. Je suis complètement parti dans leur trip de 50 minutes (un concert ne doit jamais durer plus). De la première à la dernière note je suis passé par plein d'émotions, de sentiments, de pensées. J'ai vraiment voyagé.
On notera que Yugo joue sur une Aria Pro II. Respect.

Un petit CÂLIN, c'est bien et ça fait toujours du bien, donc quand ils passent par chez vous, il faut y aller.
Ils sont en tournée, il faut en profiter (et juste après c'est la tournée de RIEN et il faut y aller aussi !!!)
Okay ?

Allez, des vidéos MÊME SI rien ne vaut la présence au concert avec le son qui va avec.






13 mars 2010

Rions en SHREDS


Bon, c'est pas super nouveau mais j'étais hier soir avec des amis qui ne connaissaient pas, et on s'est tapé des bonnes crises en en matant quelques uns. Autant vous en faire profiter aussi , pour ceux qui seraient passé à côté.
Grosso-merdo les SHREDS c'est des vidéos de musique où des gonzes ont  complètement craqué à rejouer par-dessus, mais n'importe quoi, faux ... enfin vous verrez c'est assez parlant et explicite !
Alors en attendant que j'arrive avec mes prochains posts EXCESSIVEMENT longs, on se détend en vidéos.

Avec en deux premières Steve Vai sur la même vidéo que celle postée dans le post "A Fond sur le Manche" puis Slash & Guns''n''Roses dont il est finalement beaucoup question dans les commentaires du post "Le vendeur de guitares est con".

Il y a des MILLIERS de Shreds plus ou moins réussis, sur youtube & Cie. Donc je les passe pas en revue ... A vous de chercher ensuite suivant vos groupes préférés et/ou détestés ...
Ces deux là sont mes préférées haut la main, et me font HURLER de rire.
Ce qui fait du bien, parfois.
D'autant plus que les mecs qui les ont fait se sont VRAIMENT FAIT CHIER pour arriver au résultat final !



Ça détend hein ?

5 mars 2010

A fond sur le MANCHE

Le message précédent a donné lieu à plusieurs réflexions de haute volée sur l'aspect éminemment masturbatoire de l'activité guitaristique. Ce printemps qui n'arrive définitivement pas à l'air de vous travailler le bas-ventre.
La masturbation : un sujet dont le guitar-hero serait le symbole ultime.
Tous les guitaristes n'ont pas vocation à devenir des guitar-heroes, heureusement. Mais tout guitariste doit bien avouer que dans sa prime jeunesse, quand ses hormones poussaient et qu'il aimait bien s'occuper avec ses mains justement, il a été fan de guitar-heroes. Il a été au moins fan d'UN guitar-hero. A savoir : un guitariste connu au moins du landernau de la 6 cordes, et dont le jeu est acclamé par une grande partie des pratiquants (même s'il y a toujours des débats). Et qui a forcément une technique ou un truc que les autres n'ont pas : il attaque spécialement, il a un son "de porc", il joue vite ou très vite (ou au moins il y arrive), il a inventé quelque chose...
Bref, la liste n'est pas exhaustive mais on retrouve là dedans aussi bien Eddie Van Halen que Mark Knopfler, Steve Vai que Steve Ray Vaughan, Slash que Michale Angelo Batio .... La palette de styles, d'intentions et de looks est donc plus que vaste .... Nous y reviendrons.

Bon, moi c'était Angus Young, c'est pas super original hein. Mais il faut bien avouer que son jeu est foutrement sexuel. Ca transpire, ça secoue, ça secousse, ça défouraille. A la différence près que pour moi Angus (car je l'appelle "Angus" tout court) fait totalement l'amour à sa guitare. Il ne fait vraiment qu'un avec l'instrument.

Et c'est là que HOP! je reviens sur le terme générique de Guitar-Hero.
Tel qu'on le connait aujourd'hui, c'est un terme qui a pris son sens (ou plutôt, sa définition, ce qui n'est pas toujours pareil ...) dans les années 80 avec l'arrivée des guitaristes qui jouent plus vite que la lumière : Yngwie Malmsteen, Steve Vai et Joe Satriani pour citer les plus célèbres.
Ce qu'il y avait de nouveau c'est qu'ils jouaient à une vitesse effectivement incroyable, et que pour la première fois ou presque (ou en tous cas de façon très significative) leur carrière était exclusivement solo et instrumentale. Hendrix a été le premier Guitar-Hero moderne, mais Hendrix ça sonne quand même comme un groupe. Je veux dire, tu écoutes aussi et aussi bien Hendrix pour ses chansons en tant que chansons de format "pop-rock" que pour son jeu de guitare. Les non-guitaristes se cognent complètement de son jeu et ils ont bien raison : ils écoutent une chanson, pas une guitare ou un guitariste.
Avec l'arrivée de ces guitaristes de sannées 80 c'est le côté presque exclusivement formel de l'instrument qui a pris le dessus. La chanson, ou plutot la composition, ne devient la plupart du temps qu'un alibi pour exhiber une déxterité technique incroyable. Le solo de guitare qui ponctue souvent une chanson pop/rock devant ici quasiment ininterrompu : il devenait la raison d'être de la chanson.
J'eus été moi aussi fasciné par cette arrivée, c'était nouveau, et ça faisait un vrai choc. J'ai encore deux CDs de Joe Satriani et un vinyl de Yngwie Malmsteen, pour tout vous dire. Et j'ai acheté ma première SquierStratocaster. Si-si, j'avoue. Et puis c'était toujours moins cher que la Gibson SG de Angus (que j'ai eue un peu plus tard est qui est maintenant HONTEUSEMENT TAXéE PAR UN DE MES FRANGINS - couou Etienne ça roule ? ;-)) parce que Malmsteen avait une
Vous vous en doutiez mais ça a très mal vieilli ces guitar-heroes des années 80 qui ont toujours une descendance conséquente en 2010. Même si il y a de super chouettes trucs sur "Surfing in a blue dream" de Satriani, quand c'est justement la chanson, l'idée et la composition qui reste importante.

Tout ça était bien sur un alibi à  vidéos où je me suis amusé à vous trouver quelques exemples de cette maladie qui consiste à oublier totalement la chanson et la composition pour juste montrer de quoi on est capable. Dans un autre registre, vous avez le solo de batterie jazz, ou hard-rocker des 70s.
Vous verrez donc ici des guitares à deux, trois ou 4 manches; à 6, 7 ou 8 cordes ....
Et vous vous demanderez peut-être, comme pour la nouvelle guitare Gibson qui s'accorde toute seule : "à quoi bon ?"
Nota bene : vous êtes pas obligé de tout vous taper in extenso, il y a des trucs très longs ...

YNGWIE MALMSTEEN vous donne une leçon. Hum.

TONY MAC ALPINE, un des héros des 80s. Se cogner ça en concert, je comprends pas. Très très typique du son et du jeu "100% guitar-hero". On voit effectivement très mal le rapport avec un Jimi Hendrix ou un Angus Young.

L'improbable MICHAEL ANGELO BATIO. Dans las série 100% démonstration on trouve difficilement mieux.... Et parfois le mieux est l'ennemi du bien .... Jimi, pardonne lui l'offense faite à "Purple Haze" à 3'34" ....

Toujours l'inénarrable MICHAEL ANGEL BATIO quand il jouait encore dans NITRO (un groupe alibi dans tous les sens du terme)


STEVE VAI
essaye de nous la jouer un peu émotion (car le guitar-hero est aussi un être humain comme vous et moi) mais il ne se dégage RIEN. Malgré trois manches. On a effectivement un peu l'impression de se prendre du gode-ceinture ... BB King qui joue trois notes arrive à te faire pleurer à moindre coût ....

DRAGONFORCE (si-si c'est un groupe de maintenant, c'est pas Helloween en 88 qui aurait engagé Tony Mac Alpine) essaye de faire des chansons entre deux solos. Je trouve ça d'un chiant rarement atteint.

PATRICK RONDAT, le français de l'étape. Là EN PLUS il fait une démo pour la marque Peavey... La double peine à son maximum ... J'ai vu ce pélo aux "Monsters Of ROck" en 91, il jouait à 15h00 à l'Hippodrome de VIncennes, avant QUeensryche, Black Crowes, Metallica et AC/DC. Des fois il y a des truc étranges sur cette planète. Je me demande s'il fait pas partie de la conspiration reptilienne dont je vais bientôt vous entretenir. En tous cas à la fin de la démo, on a VRAIMENT pas envie d'acheter l'ampli (si on peut appeler ça un ampli) .Enfin je veux dire, encore moins envie.

On finit par le contre exemple de la jolie chanson qui est faite avec une technique à vous ruiner les doigts et la tronche tellement c'est compliqué "A day at the beach" de JOE SATRIANI. Voici l'originale
et juste pour vous donner une idée de comment ça se fait voici la version faite à la maison par  un des innombrables guitariste-de-youtube, la nouvelle race qui envahit le web. Avec une sacrée guitare INTERDITE, et, must du must, un t-shirt TASCAM pour l'occasion. 100% nerd.

Et enfin  hommage à mon idôle absolue. Chaque fois que je le vois, à cette époque bénie de 1978, ça me fait des putains de frissons. Merci ANGUS YOUNG.

C'est un peu n'importe quoi ce message.
Je retourne jouer de la guitare. A bientôt.