Allez, un petit duel.
Dans le grand combat de mi-lourds, mais bien-cuits, je propose un match improbable.
A ma gauche Axl Rose & Slash, complètement imbibés à Saint-Louis du temps de la splendeur de GUNS N' ROSES (je rappelle qu'Axl est désormais sosie officiel & albinos de Seann Paul)
A ma droite, seul, noir & fier (mais manifestement bourré ET en plein montée de coke - cf. les mâchoires qui se tirent à 1'46") James Brown dans un périlleux exercice de Jean-Claude-Vandammite en direct.
Qui sort vainqueur ?
(la réponse "les cliniques qui les ont ensuite hébergées en désintoxication" n'est pas valide, même si pertinente)
7 mars 2009
WASTEMAN
i'm afraid to work on a chair now
nothing reckless back in the chains
lost colors of the future plans
dark shadows of the masterplan
i thought i'd never bow my head down
cannot pack my rage somehow
bring back my future plans
gotta build new masterplan
time to start it up all over again now
fake money just bring us down
let's build some future plans
gotta wreck their masterplan
join forces we'll make it somehow
join forces we'll break those chains
paint colors for the future plans
time to wreck their masterplan
i wanna burn this chair now
be reckless free from the chains
i got some future plans
get lost with your masterplan
never see me down again now
don't wanna be your slave no more
paint colors for Penny's plans
gotta free her from the masterplan
i'm a WASTEMAN / it's a waste, man
i'm afraid / not afraid
feelin checkmate
teenage wasteland was not a fate
free your chains mate
so long / so alone
et j'ai rien d'autre à dire
5 mars 2009
AC/DC à BerZy ? Z'était Zuper !
Je m'étais demandé jusqu'au jour même si j'allais y aller.
Peur d'être déçu, de casser le mythe. Surtout que je dois quasiment tout à AC/DC. Certes j'ai aimé les BEATLES tout petit, mais c'était un groupe qui n'existait plus, alors ça ne faisait pas pareil. Et puis c'est avec AC/DC que j'ai commencé à m'éplucher les doigts sur leurs riffs vers mes 14 ans. Et puis je suis tellement fan ... Depuis une cassette filée par mon cousin Olivier, de quatre ans mon aîné, quand j'avais 9 ans, et qu'on avait écoutée tout un été. Il y avait ZZ TOP d'un coté ("Eliminator"), et AC/DC de l'autre : le live de 78 "If you want blood you've got it") . Une cassette copiée, avec juste les titres écrits à la main.
A l'époque (avant, les vieux ils disaient "Dans l'temps", moi je suis vieux mais je dis "à l'époque" pour faire jeune) il n'y avait pas internet.
AC/DC, pendant un an, je ne savais pas à quoi il ressemblaient. Mon cousin me disait qu'il y avait un guitariste complètement fou appelé Anugs; il avait vu des photos dans un magazine chez un copain de son collège. J'écoutais juste cette cassette et je trouvais ça dément, vraiment dément. Et toute cette foule qui gueulait ANGUS !!! ANGUS !!!" sur "Whole Lotta Rosie".
Qui était ce mec putain ? Il a fallu que j'attende l'année d'après, à mon entrée en 6ème pour que je vois enfin leurs tronches : dans la pochette de "For those about to rock" dont un de mes camarades de classe se débarrassait pour 5 francs. J'ai été irrémédiablement fan, en une fraction de seconde.
Après ça , ça a été l'escalade. L'achat de tous les disques. J'ai enfin pu voir la pochette de IF YOU WANT BLOOD, celui qui avait tout déclenché (si vous l'avez pas vous l'achetez, c'est tout).

... puis des pirates, des collectors, le groupe de reprise avec des potes quand j'étais en 5ème (mythique concert de fin d'année au milieu de la cour du collège, sur les tables de la salle d'étude). Les soirées entières avec les potes à décortiquer chaque détail de chaque chanson, parole, solo ....
Puis le concert au Zenith en 88 (avec Dokken ...). Puis Bercy en 91 (avec King's X) et l'hippodrome de Vincennes encore en 91 pour le "Monsters of Rock" (avec MetallicA, Queensryche, & Black Crowes!). Depuis, j'ai moins suivi l'actu discographique, même si les albums "Stiff Upper Lip" et "Ballbreaker" sont quand même super bons. Etpuis ce n'était plus vraiment pareil. Au début, AC/DC étaient vraiment dans le creux de la vague : ils faisaient un Zenith.
Cette année ils font deux Bercy, un Stade De France et un stade Vélodrome.
Le Hard-Rock était bien plus communautaire et tu comptais sur les doigts d'une main (avec poignet de force) les "zonards" comme toi dans la cour du collège. Etre fan de hard, c'était pas pour se la raconter. Ça sentait encore le souffre et ton banquier ou ton prof de maths risquait pas d'aller au concert. C'était comme une religion, avec ses codes et ses dieux. Dont AC/DC, évidemment.
Maintenant qu'ils sont rentrés dans les moeurs collectives, que ton banquier et ton prof de maths avaient eux aussi acheté leur place à un prix exhortbitant pour Bercy, que le dernier album est super chiant (si-si , désolé), qu les repères entre hard-rock et le reste du monde ont totalement changé, je commençais à flipper en voyant la date arriver.
Mais j'y suis allé, quand même, faut pas déconner.
Eh bien je n'ai pas été déçu. Malgré cinq titres très dispensables du dispensable dernier album, le show a été parfait. Ahhhhhhhhhh c'est sur que c'était pas le public du Monsters Of Rock de 91 --- aïe, mes rhumatismes --- et il y avait beau avoir une très bonne et belle ambiance, on n'en était pas à en découdre pour avancer de 50 petits centimères vers Dieu (Angus) et ses disciples (les autres). C'est sûr que Angus a nettement moins la patate (le contraitre serait étonnant). Mais les morceaux, le son, la volonté, les tripes : le principal est encore là. Et ce public qui a vieilli, comme moi --- aïe mon arthrose --- est toujours si fidèle, réceptif.
J'ai pas chialé (je vous jure) mais j'étais quand même pas loin.
VIDEO DIRTY DEEDS DONE DIRT CHEAP Paris Bercy 2008
c'est pas moi qui ai filmé, j'étais en bas et pas mal devant MONSIEUR
En sortant, j'ai acheté des cornes lumineuses au stand de merchandising : voilà le résultat.

Mais le plus étrange c'est quand-même que quand je suis rentré. J'ai zozotté pendant deux heures. Mais pas à moitié hein. Imaginez Darry Cowl avec un cheveu de mamouth sur la langue.
Le son trop fort peut-être (j'étais tétanisé des oreilles en sortant du concert .....), les merguez pas cuites, la bière éventée ??? Je ne sais pas .... Mais enfin j'ai quand même flippé hein. Ma douce compagne était littéralement pliée en deux de rire sans arrêt, alors que je'étais vraiment en train de me demander si j'allais rester comme ça toute ma vie.
Je me voyais déjà arriver sur scène en disant "BonZoir LimoZes !!! Nous Zommes FirecrackerZ !!! Zette ZanZon Z'appelle WaZteman !!!". Bon je suis un peu hypocondriaque mais là, quand même. .. J'ai bu de l'eau, je me suis massé la face, j'ai fait des gargarismes ... et mon pouls commençait à vraiment s'accélerer. J'ai pris une tisane pour me calmer; et au lit.
Réveil : pareil.
Sueur froide.
Je pars sans rien dire au boulot, en train de méchament cogiter et de penser au coup de fil au médecin "Bonzour Docteur Ze vous Zappelle pazzque Ze zozotte depuis hier soir après le conZert d'aZédéZé". Et au taf putain au taf ???!!!???
Petit test au croisement Richard Lenoir/St Sebastien.
Putain je ZoZotte encore.
Fixette.
Obsession.
J'arrive au taf : "BonJour"
Plus de zozotement.
J'attends vos analyses précises et circonstanciées sur cette pathologie troublante qui va faire cogiter les orthophoniste freudiens pendant des siècles.
Mais zinon, vraiment, aZédéZé Z'était vraiment Zuper.
------------------
Séquence "J'y étais (petit con!)"
et les billets, c'était quand-même mieux avant
Cliquez sur les titres pour voir les infos et setlists de ces concerts (les set-lists, c'était mieux avant aussi ;-)
ZENITH 1988

MONSTERS OF ROCK

BERCY 1991

BERCY 2009

A l'époque (avant, les vieux ils disaient "Dans l'temps", moi je suis vieux mais je dis "à l'époque" pour faire jeune) il n'y avait pas internet.
AC/DC, pendant un an, je ne savais pas à quoi il ressemblaient. Mon cousin me disait qu'il y avait un guitariste complètement fou appelé Anugs; il avait vu des photos dans un magazine chez un copain de son collège. J'écoutais juste cette cassette et je trouvais ça dément, vraiment dément. Et toute cette foule qui gueulait ANGUS !!! ANGUS !!!" sur "Whole Lotta Rosie".
Qui était ce mec putain ? Il a fallu que j'attende l'année d'après, à mon entrée en 6ème pour que je vois enfin leurs tronches : dans la pochette de "For those about to rock" dont un de mes camarades de classe se débarrassait pour 5 francs. J'ai été irrémédiablement fan, en une fraction de seconde.
Après ça , ça a été l'escalade. L'achat de tous les disques. J'ai enfin pu voir la pochette de IF YOU WANT BLOOD, celui qui avait tout déclenché (si vous l'avez pas vous l'achetez, c'est tout).
... puis des pirates, des collectors, le groupe de reprise avec des potes quand j'étais en 5ème (mythique concert de fin d'année au milieu de la cour du collège, sur les tables de la salle d'étude). Les soirées entières avec les potes à décortiquer chaque détail de chaque chanson, parole, solo ....
Puis le concert au Zenith en 88 (avec Dokken ...). Puis Bercy en 91 (avec King's X) et l'hippodrome de Vincennes encore en 91 pour le "Monsters of Rock" (avec MetallicA, Queensryche, & Black Crowes!). Depuis, j'ai moins suivi l'actu discographique, même si les albums "Stiff Upper Lip" et "Ballbreaker" sont quand même super bons. Etpuis ce n'était plus vraiment pareil. Au début, AC/DC étaient vraiment dans le creux de la vague : ils faisaient un Zenith.
Cette année ils font deux Bercy, un Stade De France et un stade Vélodrome.
Le Hard-Rock était bien plus communautaire et tu comptais sur les doigts d'une main (avec poignet de force) les "zonards" comme toi dans la cour du collège. Etre fan de hard, c'était pas pour se la raconter. Ça sentait encore le souffre et ton banquier ou ton prof de maths risquait pas d'aller au concert. C'était comme une religion, avec ses codes et ses dieux. Dont AC/DC, évidemment.
Maintenant qu'ils sont rentrés dans les moeurs collectives, que ton banquier et ton prof de maths avaient eux aussi acheté leur place à un prix exhortbitant pour Bercy, que le dernier album est super chiant (si-si , désolé), qu les repères entre hard-rock et le reste du monde ont totalement changé, je commençais à flipper en voyant la date arriver.
Mais j'y suis allé, quand même, faut pas déconner.
Eh bien je n'ai pas été déçu. Malgré cinq titres très dispensables du dispensable dernier album, le show a été parfait. Ahhhhhhhhhh c'est sur que c'était pas le public du Monsters Of Rock de 91 --- aïe, mes rhumatismes --- et il y avait beau avoir une très bonne et belle ambiance, on n'en était pas à en découdre pour avancer de 50 petits centimères vers Dieu (Angus) et ses disciples (les autres). C'est sûr que Angus a nettement moins la patate (le contraitre serait étonnant). Mais les morceaux, le son, la volonté, les tripes : le principal est encore là. Et ce public qui a vieilli, comme moi --- aïe mon arthrose --- est toujours si fidèle, réceptif.
J'ai pas chialé (je vous jure) mais j'étais quand même pas loin.
VIDEO DIRTY DEEDS DONE DIRT CHEAP Paris Bercy 2008
c'est pas moi qui ai filmé, j'étais en bas et pas mal devant MONSIEUR
En sortant, j'ai acheté des cornes lumineuses au stand de merchandising : voilà le résultat.
Mais le plus étrange c'est quand-même que quand je suis rentré. J'ai zozotté pendant deux heures. Mais pas à moitié hein. Imaginez Darry Cowl avec un cheveu de mamouth sur la langue.
Le son trop fort peut-être (j'étais tétanisé des oreilles en sortant du concert .....), les merguez pas cuites, la bière éventée ??? Je ne sais pas .... Mais enfin j'ai quand même flippé hein. Ma douce compagne était littéralement pliée en deux de rire sans arrêt, alors que je'étais vraiment en train de me demander si j'allais rester comme ça toute ma vie.
Je me voyais déjà arriver sur scène en disant "BonZoir LimoZes !!! Nous Zommes FirecrackerZ !!! Zette ZanZon Z'appelle WaZteman !!!". Bon je suis un peu hypocondriaque mais là, quand même. .. J'ai bu de l'eau, je me suis massé la face, j'ai fait des gargarismes ... et mon pouls commençait à vraiment s'accélerer. J'ai pris une tisane pour me calmer; et au lit.
Réveil : pareil.
Sueur froide.
Je pars sans rien dire au boulot, en train de méchament cogiter et de penser au coup de fil au médecin "Bonzour Docteur Ze vous Zappelle pazzque Ze zozotte depuis hier soir après le conZert d'aZédéZé". Et au taf putain au taf ???!!!???
Petit test au croisement Richard Lenoir/St Sebastien.
Putain je ZoZotte encore.
Fixette.
Obsession.
J'arrive au taf : "BonJour"
Plus de zozotement.
J'attends vos analyses précises et circonstanciées sur cette pathologie troublante qui va faire cogiter les orthophoniste freudiens pendant des siècles.
Mais zinon, vraiment, aZédéZé Z'était vraiment Zuper.
------------------
Séquence "J'y étais (petit con!)"
et les billets, c'était quand-même mieux avant
Cliquez sur les titres pour voir les infos et setlists de ces concerts (les set-lists, c'était mieux avant aussi ;-)
ZENITH 1988
MONSTERS OF ROCK
BERCY 1991
BERCY 2009
10 févr. 2009
Ca déménage
Pour celles et ceux (comme on dit en politique) qui sont à Paris vendredi et/ou samedi voilà un bon plan pour fouiller et dénicher des trucs et des bidules.

Au rayon "déménagement & débarras", matez moi ça (merci Meredith pour le tuyau)
Ya pas à chier, ils sont forts ces ricains
Au rayon "déménagement & débarras", matez moi ça (merci Meredith pour le tuyau)
Ya pas à chier, ils sont forts ces ricains
3 févr. 2009
Entrevues Inactuelles : BOBBY HARLOW (THE GO)
A Noël j'ai eu trois chouettes livres que j'ai dévorés.
"LENNON REMEMBERS" / John Lennon interviewé par Jann Wenner

Une interview de John à peine un an après la séparation officielle des Beatles. John, pas sympa (comme d'habitude) crache une très, très vilaine bile (comme d'habitude) sur à peu près tout le monde (comme d'habitude) et principalement sur Paul Mc Cartney (comme d'habitude). On s'en serait douté. Mais là il y va vraiment fort, dans un délire quasiment paranoïaque impressionnant, qu'on attribuera à sa cure post-héroïne.
Et que de louanges pour Phil Spector .....qui a pourtant fait de la grosse merde avec les Beatles, et avec Lennon après. Mais voilà, c'est John quoi, faut pas chercher à comprendre.
Intéressant pour le côté psychologique. Musicalement, ou pour se faire une solide culture Beatles, l'interview ne sert pas à grand-chose si vous n'êtes pas une nerd-fan comme moi, qui sait démêler le vrai (ou au moins le probable) du faux (ou au moins de la bile encore fraîche). A la fin, vous avez une sale impression : celle d'avoir à faire à un enfant gâté au caractère de cochon, qui tire dans le dos des copains avec des arguments à faire pâlir un élève de CM1 (si ça s'appelle encore comme ça). Et évidemment, Yoko (qui redevient hype et qu'il est de bon ton d'aduler désormais alors que non, y'a pas moyen, voir plus loin) ramène sa fraise toutes les cinq minutes, pour dire des conneries plus grosse qu'elle (comme d'habitude).
Peu de surprises, donc.
Avantage : il est en français, à la différence de ceux qui suivent..
"ALL YOU NEED IS EARS" / George Martin

En anglais, avec une couverture à coucher dehors (mais qui fait des trucs pareils ???)
George Martin, producteur des Beatles (sauf pour le catastrophique album "Let It Be" mijoté par Phil Spector) nous livre sa version du travail avec les 4 fantastiques.
Sans être mal écrit, le livre est très peu vivant, très long à démarrer. Peu attachant, très distancié; ce qui finalement colle assez au personnage "vieille école anglaise" de Sir George Martin. On s'attendait légitimement à beaucoup plus d'anecdotes crousti-moelleuses pour un gars qui était quand-même aux premières loges. Une semi déception, même si ça reste intéressant. Les seules infos en profondeur sont celle assez détaillées qui concernent les types de contrat (édition, label, management etc.) qui liaient les Beatles à tous leur partenaires (et comme d'habitude on en ressort atterré). Sur le travail créatif et artistique en studio, sur le travaill d'arrangement de de production proprement dit, on reste vraiment sur sa faim.
De bonnes pages sur le rôle et la figure du producteur des années 50 à la fin des années 70 (le livre date de 79), ainsi que sur l'évolution du marché du disque, sur les rôles respectifs et les synergies entre artistes, managers, producteurs, labels etc. Rappelons que l'ami George était aussi boss de Parlophone, qui au départ était une sous-division de EMI dédiée à l'humour !.
A lire donc, mais ne vous attendez pas à d'ultimes révélations sur le travail "purement artistique et technique" avec les Beatles.
"HERE, THERE, and EVERYWHERE (my life recording the Beatles)" / Geoff Emerick

Il y avait la "Bible", "Le Banquet", "La Critique de la Raison Pure", "Crime et Châtiment", "Souvenirs d'un pas Grand-Chose".
Il faudra désormais y rajouter "Here, There & Everywhere (my life recording the Beatles)".
L'histoire folle, passionnante, trépidante, incroyable, rocambolesque, d'un gamin embauché à 16 ans aux studios EMI, et qui pour son premier jour comme "assistant engineer" va participer, à 19 ans (DIX NEUF ANS!) avec George Martin à l'une des plus grandes révolutions de la musique, l'enregistrement de "Tomorrow Never Knows" sur l'album "Revolver", puis à celui de l'album au complet et de tous les autres (à l'exception notable du doubique "Let It Be" et de certaines sessions du "White Album") .
VIDEO sur l'enregistrement de "Tomorrow Never Knows" : à voir absolument !!! (dans le livre, c'est encore beaucoup plus détaillé)
Un live magnifiquement écrit, ou l'histoire personnelle résonne avec la grande. Truffé d'anecdotes de malade mental, avec une précision chirurgicale, passionnant à tout point de vue, voilà un live qui remet du baume au cœur et vous donne envie de ressortir tous les Beatles en 33 tours pour les réécouter avec l'oeil (ou plutot l'oreille) du gars qui était aux manettes. Car c'était lui aux manettes : George Martin arrangeait et conseillait. Mais l'ingé-son qui produisait le son (et faisiat les mix) c'était ce merdeux de 19 ans, qui a même pas 25 ans avait donc derrière lui une carrière à rendre jaloux tous les "engineers" des siècles à venir.
Il y a des soirs où j'ai fini ma lecture à 4h du matin tellement c'était prenant. On ressent tout le stress de ce gamin qui ne comprend pas trop ce qui lui arrive. On sent à quel point il a aimé, détesté, participé, conseillé, essayé, créé. Que vous soyez fans OU PAS des Beatles vous vous devez de lire ce livre.
Que ce soit pour des raison techniques (placements de micros, tables de mixages de l'époque, tout le système analogique jusqu'au détail du gravage des laques !), d'arrangement et d'expérimentations (bandes a l'envers, utilisation des chambres d'écho etc.etc.), de vie en studio, de relations humaines ..... Pour avoir l'avis de ce personnage qui faisait vraiment aprtie intégrante de l'histoire des Beatles et les a donc cotoyé comme peu d'autres personnes (hormis George Martin, Mal Evans & Neil Aspinall) . Pour ressentir la révolution musicale, culturelle, sociale a laquelle il a participé avec entrain et joie. Car il ressort de ce livre comme un grand soleil qui ne s'éteint jamais. Un enthousiasme véritable, une joie de créer dans sa plus simple expression.
Ok, il est en anglais, mais il ne saurait tarder à être traduit, du moins je l'espère. N'étant pas un vrai chroniqueur littéraire je ne saurai vraiment vous dire à quel point, vraiment, ce livre est indispensable.
Accessoirement, Geoff nous rappelle à quel point Yoko était une chieuse (voire une grosse conne) et est bien à 99% à l'origine de la séparation du groupe. Rappelons que pendant les sessions du "White Album", John a imposé sa présence quotidienne et ininterrompue (sans rien demander à personne, c'est John quoi) et que pour celles d'"Abbey Road" il l'a fait installer dans un lit, dans le studio, pendant toute la durée des sessions. Si-si. Même George (Harisson) a pété les plombs le jour où elle lui a bouffé ses biscuits parce qu'elle ne mettait vraiment pas le nez dehors et était collée à leurs basques 24/24). Pour dire comme ça allait loin.
Et que ses sorties sur "beatle" (car Yoko a toujours appelé The Beatles "Beatle" au grand dam de Paul notamment : moyen de prouver qu'elle faisait tout pour que John s'en désolidarise : Les Beatles c'est quatre personne, mais "beatle" c'est une entité impersonnelle) valent leur pesant de cacahuètes faisandées. Retenons-en une : sortir "Revolution9" en face A de single. Intéressant, puisque déjà, un titre de 8 minutes, ça rentre pas sur une face de 45 tours... Mais croyez-moi, en inepties, elle a tout déchiré.
Mais enfin bon, le livre va bien plus loin que ces basses mesquineries. C'est un grand livre.
"CONVERSATIONS with BOBBY HARLOW" / Bobby Harlow interviewé par ma pomme
Et voilà ou j'en arrive avec l'interview de Bobby Harlow, tête pensante et chantante du groupe THE GO, qui est aussi producteur.
A l'écoute de l'impeccable et indispensable album HOWL ON THE HAUNTED BEAT YOU RIDE, puis du single du même nom (qui n'est PAS sur l'album) qui sort ces jours-ci sur APRIL77RECORDS (avec une reprise de Serge Gainsbourg en face B, s'il vous-plait), je me suis dit que Bobby devait être fan des Beatles.
Il y avait quelque chose d'obligé. Ca n'a pas loupé. On a commencé cet interview par e-mail (Bobby est fâché avec msn) et, ô joie : pour Bobby les Beatles, ce n'est pas seulement John, George, Paul & Ringo. C'est aussi George Martin, cinquième Beatles quasi officiel, ET GEOFF EMERICK.
J'ai manqué défaillir. Était-ce un signe du destin ? Voilà que Bobby me chante les louanges de notre adoré Geoff, insistant lourdement sur son rôle majeur, et me citant en référence l'ultime ouvrage de nerd "Recording The Beatles" (dispo seulement en précommande : http://www.recordingthebeatles.com).
Après, c'est parti dans tous les sens. En plus, j'ai trouvé quelqu'un qui n'a pas peur de faire long.
Résultat j'ai tout compilé dans un somptueux (hum hum) pdf disponible ici
(EDIT le site est mort désolé)
J'espère que ça vous plaira.
On y croise Lee Perry, Captain Beefheart , Serge Gainsbourg, Sam Gopal, Giorgio Moroder, Jean Cocteau, Camus, The Pizzaz, Miles Davis, Riton La Mort, Le Dalaï-Lama.... j'en passe et des meilleurs !
"Pas dégueu" comme dirait Serge.
Quelques citations pour vous mettre l'eau à la bouche :
- "Ringo should have been dubbed "the essential Beatle."
- "I told Lemmy that popular music would become centered again and that melody would be integral. Lemmy responded with a gruff, "That's a novel idea.""
- Unfortunately, when I attempt to speak French, I may sound like I've just nearly recovered from a lobotomy.
- “We must continue to celebrate the anomaly.”
- "We exist in a magnetic field. There is no doubt that analog recording is superior."
- "Whenever I've met with record executive types, I've always given the impression that, if they're planning to tell me what to do... we'll have nothing further to discuss."
- "One day, I played an album by The Beatles called Abbey Road. When I finished listening to the first side I had decided that all other music was inferior."
- “If you think of an artist as "original", all that really means is that you're not familiar with his influences.”
Alors, bonne lecture ! (EDIT le site est mort désolé)
et bien sûr, direction la page myspace de THE GO
"LENNON REMEMBERS" / John Lennon interviewé par Jann Wenner
Une interview de John à peine un an après la séparation officielle des Beatles. John, pas sympa (comme d'habitude) crache une très, très vilaine bile (comme d'habitude) sur à peu près tout le monde (comme d'habitude) et principalement sur Paul Mc Cartney (comme d'habitude). On s'en serait douté. Mais là il y va vraiment fort, dans un délire quasiment paranoïaque impressionnant, qu'on attribuera à sa cure post-héroïne.
Et que de louanges pour Phil Spector .....qui a pourtant fait de la grosse merde avec les Beatles, et avec Lennon après. Mais voilà, c'est John quoi, faut pas chercher à comprendre.
Intéressant pour le côté psychologique. Musicalement, ou pour se faire une solide culture Beatles, l'interview ne sert pas à grand-chose si vous n'êtes pas une nerd-fan comme moi, qui sait démêler le vrai (ou au moins le probable) du faux (ou au moins de la bile encore fraîche). A la fin, vous avez une sale impression : celle d'avoir à faire à un enfant gâté au caractère de cochon, qui tire dans le dos des copains avec des arguments à faire pâlir un élève de CM1 (si ça s'appelle encore comme ça). Et évidemment, Yoko (qui redevient hype et qu'il est de bon ton d'aduler désormais alors que non, y'a pas moyen, voir plus loin) ramène sa fraise toutes les cinq minutes, pour dire des conneries plus grosse qu'elle (comme d'habitude).
Peu de surprises, donc.
Avantage : il est en français, à la différence de ceux qui suivent..
"ALL YOU NEED IS EARS" / George Martin
En anglais, avec une couverture à coucher dehors (mais qui fait des trucs pareils ???)
George Martin, producteur des Beatles (sauf pour le catastrophique album "Let It Be" mijoté par Phil Spector) nous livre sa version du travail avec les 4 fantastiques.
Sans être mal écrit, le livre est très peu vivant, très long à démarrer. Peu attachant, très distancié; ce qui finalement colle assez au personnage "vieille école anglaise" de Sir George Martin. On s'attendait légitimement à beaucoup plus d'anecdotes crousti-moelleuses pour un gars qui était quand-même aux premières loges. Une semi déception, même si ça reste intéressant. Les seules infos en profondeur sont celle assez détaillées qui concernent les types de contrat (édition, label, management etc.) qui liaient les Beatles à tous leur partenaires (et comme d'habitude on en ressort atterré). Sur le travail créatif et artistique en studio, sur le travaill d'arrangement de de production proprement dit, on reste vraiment sur sa faim.
De bonnes pages sur le rôle et la figure du producteur des années 50 à la fin des années 70 (le livre date de 79), ainsi que sur l'évolution du marché du disque, sur les rôles respectifs et les synergies entre artistes, managers, producteurs, labels etc. Rappelons que l'ami George était aussi boss de Parlophone, qui au départ était une sous-division de EMI dédiée à l'humour !.
A lire donc, mais ne vous attendez pas à d'ultimes révélations sur le travail "purement artistique et technique" avec les Beatles.
"HERE, THERE, and EVERYWHERE (my life recording the Beatles)" / Geoff Emerick
Il y avait la "Bible", "Le Banquet", "La Critique de la Raison Pure", "Crime et Châtiment", "Souvenirs d'un pas Grand-Chose".
Il faudra désormais y rajouter "Here, There & Everywhere (my life recording the Beatles)".
L'histoire folle, passionnante, trépidante, incroyable, rocambolesque, d'un gamin embauché à 16 ans aux studios EMI, et qui pour son premier jour comme "assistant engineer" va participer, à 19 ans (DIX NEUF ANS!) avec George Martin à l'une des plus grandes révolutions de la musique, l'enregistrement de "Tomorrow Never Knows" sur l'album "Revolver", puis à celui de l'album au complet et de tous les autres (à l'exception notable du doubique "Let It Be" et de certaines sessions du "White Album") .
VIDEO sur l'enregistrement de "Tomorrow Never Knows" : à voir absolument !!! (dans le livre, c'est encore beaucoup plus détaillé)
Un live magnifiquement écrit, ou l'histoire personnelle résonne avec la grande. Truffé d'anecdotes de malade mental, avec une précision chirurgicale, passionnant à tout point de vue, voilà un live qui remet du baume au cœur et vous donne envie de ressortir tous les Beatles en 33 tours pour les réécouter avec l'oeil (ou plutot l'oreille) du gars qui était aux manettes. Car c'était lui aux manettes : George Martin arrangeait et conseillait. Mais l'ingé-son qui produisait le son (et faisiat les mix) c'était ce merdeux de 19 ans, qui a même pas 25 ans avait donc derrière lui une carrière à rendre jaloux tous les "engineers" des siècles à venir.
Il y a des soirs où j'ai fini ma lecture à 4h du matin tellement c'était prenant. On ressent tout le stress de ce gamin qui ne comprend pas trop ce qui lui arrive. On sent à quel point il a aimé, détesté, participé, conseillé, essayé, créé. Que vous soyez fans OU PAS des Beatles vous vous devez de lire ce livre.
Que ce soit pour des raison techniques (placements de micros, tables de mixages de l'époque, tout le système analogique jusqu'au détail du gravage des laques !), d'arrangement et d'expérimentations (bandes a l'envers, utilisation des chambres d'écho etc.etc.), de vie en studio, de relations humaines ..... Pour avoir l'avis de ce personnage qui faisait vraiment aprtie intégrante de l'histoire des Beatles et les a donc cotoyé comme peu d'autres personnes (hormis George Martin, Mal Evans & Neil Aspinall) . Pour ressentir la révolution musicale, culturelle, sociale a laquelle il a participé avec entrain et joie. Car il ressort de ce livre comme un grand soleil qui ne s'éteint jamais. Un enthousiasme véritable, une joie de créer dans sa plus simple expression.
Ok, il est en anglais, mais il ne saurait tarder à être traduit, du moins je l'espère. N'étant pas un vrai chroniqueur littéraire je ne saurai vraiment vous dire à quel point, vraiment, ce livre est indispensable.
Accessoirement, Geoff nous rappelle à quel point Yoko était une chieuse (voire une grosse conne) et est bien à 99% à l'origine de la séparation du groupe. Rappelons que pendant les sessions du "White Album", John a imposé sa présence quotidienne et ininterrompue (sans rien demander à personne, c'est John quoi) et que pour celles d'"Abbey Road" il l'a fait installer dans un lit, dans le studio, pendant toute la durée des sessions. Si-si. Même George (Harisson) a pété les plombs le jour où elle lui a bouffé ses biscuits parce qu'elle ne mettait vraiment pas le nez dehors et était collée à leurs basques 24/24). Pour dire comme ça allait loin.
Et que ses sorties sur "beatle" (car Yoko a toujours appelé The Beatles "Beatle" au grand dam de Paul notamment : moyen de prouver qu'elle faisait tout pour que John s'en désolidarise : Les Beatles c'est quatre personne, mais "beatle" c'est une entité impersonnelle) valent leur pesant de cacahuètes faisandées. Retenons-en une : sortir "Revolution9" en face A de single. Intéressant, puisque déjà, un titre de 8 minutes, ça rentre pas sur une face de 45 tours... Mais croyez-moi, en inepties, elle a tout déchiré.
Mais enfin bon, le livre va bien plus loin que ces basses mesquineries. C'est un grand livre.
"CONVERSATIONS with BOBBY HARLOW" / Bobby Harlow interviewé par ma pomme
Et voilà ou j'en arrive avec l'interview de Bobby Harlow, tête pensante et chantante du groupe THE GO, qui est aussi producteur.
A l'écoute de l'impeccable et indispensable album HOWL ON THE HAUNTED BEAT YOU RIDE, puis du single du même nom (qui n'est PAS sur l'album) qui sort ces jours-ci sur APRIL77RECORDS (avec une reprise de Serge Gainsbourg en face B, s'il vous-plait), je me suis dit que Bobby devait être fan des Beatles.
Il y avait quelque chose d'obligé. Ca n'a pas loupé. On a commencé cet interview par e-mail (Bobby est fâché avec msn) et, ô joie : pour Bobby les Beatles, ce n'est pas seulement John, George, Paul & Ringo. C'est aussi George Martin, cinquième Beatles quasi officiel, ET GEOFF EMERICK.
J'ai manqué défaillir. Était-ce un signe du destin ? Voilà que Bobby me chante les louanges de notre adoré Geoff, insistant lourdement sur son rôle majeur, et me citant en référence l'ultime ouvrage de nerd "Recording The Beatles" (dispo seulement en précommande : http://www.recordingthebeatles.com).
Après, c'est parti dans tous les sens. En plus, j'ai trouvé quelqu'un qui n'a pas peur de faire long.
Résultat j'ai tout compilé dans un somptueux (hum hum) pdf disponible ici
(EDIT le site est mort désolé)
J'espère que ça vous plaira.
On y croise Lee Perry, Captain Beefheart , Serge Gainsbourg, Sam Gopal, Giorgio Moroder, Jean Cocteau, Camus, The Pizzaz, Miles Davis, Riton La Mort, Le Dalaï-Lama.... j'en passe et des meilleurs !
"Pas dégueu" comme dirait Serge.
Quelques citations pour vous mettre l'eau à la bouche :
- "Ringo should have been dubbed "the essential Beatle."
- "I told Lemmy that popular music would become centered again and that melody would be integral. Lemmy responded with a gruff, "That's a novel idea.""
- Unfortunately, when I attempt to speak French, I may sound like I've just nearly recovered from a lobotomy.
- “We must continue to celebrate the anomaly.”
- "We exist in a magnetic field. There is no doubt that analog recording is superior."
- "Whenever I've met with record executive types, I've always given the impression that, if they're planning to tell me what to do... we'll have nothing further to discuss."
- "One day, I played an album by The Beatles called Abbey Road. When I finished listening to the first side I had decided that all other music was inferior."
- “If you think of an artist as "original", all that really means is that you're not familiar with his influences.”
Alors, bonne lecture ! (EDIT le site est mort désolé)
et bien sûr, direction la page myspace de THE GO
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